CONTINUO OSTINATO

Ethique de la parole et clinique institutionnelle


 

Contact / continuoostinato@gmail.com


Débat à propos du film "Les Enfants de la Rose Verte"

Organisé par l' association "Les Enfants au Pays"

Samedi 30 mai 2015 à 14h00 à Poligné (35) / Renseignements et affiche

Il est onze heures du soir à La Borde. Texte de Guy-Arthur ROUSSEAU en hommage à Jean OURY - juin 2014

Ethique et TOC : risque ou soumission. Intervention de Jean-Paul DUCATEZ - Journée FERSM - novembre 2013

Résonances sacrées et animalités transcendantales dans l'espace pictural de Boulfray - Texte de Marie LIBEAU MANCEAU - octobre 2013

Journée Tosquelles - Héritage et transmission - 26 et 27 septembre 2014 à Elne (66) / en savoir plus


FRANCOIS TOSQUELLES et la décence ordinaire. Sous la direction de Guy ROUSSEAU. Préface de Pierre DELION.

Revue Institutions, Collection La Boite à Outils, septembre 2013. n°6

L’impératif de transmission exige, aujourd’hui plus que jamais, un engagement à tenir, soutenant l’accueil de la fragilité du parlêtre, dans le hamac des mots. Il y a, à nouveau, urgence à entendre ceux qui continuent d’attester que : « Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît ».
Avec l’objectif de la transmission, l’association Continuo Ostinato a organisé une journée de rencontre autour de « François Tosquelles et la décence ordinaire », afin de partager la rigueur de la pensée et l’engagement politique et culturel de François Tosquelles et d’évoquer la pratique concrète des « petits riens quotidiens » dans le soutien des conditions fondamentales d’exercice de la parole aux prises avec un savoir qui ne se sait pas.
Nantes, le 12 octobre 2012

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La Décision - Séminaire Sainte-Anne 1985-1986. Jean OURY

Revue Institutions, Collection La Boite à Outils, n°5

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Présentation

« Continuo Ostinato » est le nom d'une association créée par des praticiens souhaitant transmettre leur témoignage sur l’expérience du « travail de la civilisation », selon l'expression de Freud, dans le soin, en institution, pour des enfants et adultes en grande déshérence psychique. Ce groupe de réflexion, de rencontre et de co- création a pour objectif de travailler les questions de la clinique institutionnelle étayée par une éthique de la parole.


Ceci nécessite la prise en compte de cinq conditions principales :

- l'exigence d'une éthique du soin par la parole, c'est-à-dire du respect de l'être parlant, y compris dans ses ratages et sa fragilité.
- l'affirmation symbolique d'un lieu abritant la reconnaissance de la valeur humaine de la folie et sa dimension d'altérité.
- la légitimation de la praxis comme « compétence métaphorique » de quiconque se réfère à l'expérience, c'est-à-dire à une parole vivante, animée par son lien au concret.
- l'acceptation du temps nécessaire à toute élaboration psychique chez ceux dont les mots sont en souffrance, c'est-à-dire les sujets en situation d’appel d’humanité.
- l'affirmation et le respect des différences qui impliquent celles des places issues de la généalogie et de l'histoire institutionnelle.

L’association « Continuo Ostinato » poursuit une démarche, désormais ancienne mais toujours d'avenir. Elle interroge l'institution au regard de ces principes, elle peut se jouer aussi bien des accords que de la dysharmonie. Elle ne doit pas se résumer à la conservation baroque d'un passé sanctifié, mais, d'abord et avant tout, à la répétition infinie d'un mouvement syncopé, déroulant le fil rouge du destin du sujet tissé par les signifiants.
Le cheminement obstiné de la transmission, en proie à l’étau de l'espace et du temps, est transcriptible sur la portée du poète :


« Nous ne cesserons pas notre exploration,
Et le but de notre quête,
Sera d'arriver là d’ou nous étions partis,
Et de savoir le lieu pour la première fois. »

T.S. Eliott

 

L’association « Continuo ostinato » a pour objet d’aider, favoriser et promouvoir :

1- la pensée et la réflexion, en référence à la psychanalyse, sur les conditions pratiques et conceptuelles de création et d’animation d’un champ de soin collectif faisant place à la parole de chacun.

2- le partage, dans le respect d’autrui des témoignages des expériences institutionnelles non sous forme de communication informative mais en se prêtant à l’exercice de la narrativité.

3- l’organisation de rencontres régulières pour évoquer les questions posées par la clinique institutionnelle


Modalités : Rencontre un dimanche par trimestre. Interventions / débats.

Contacts :

- Guy ROUSSEAU / Tél. 02 40 20 18 18
- Gilles COURANT / Tél. 02 51 89 08 79
- Françoise RAUX-FILIO / Tél. 02 40 69 84 57

 

In memoriam

Je suis allé au cimetière. Les innombrables morts inconnus et des vivants s'y rencontraient dans un espace qui dénonçait la démesure ambitieuse de la rêverie. La mort et la paix des cimetières chantent partout la vanité d'ensevelir quoi que ce soit dans des oubliettes éternelles. Cependant, j'ai écarté tout de suite l'ironie orchestrale qui m'amenait à la "Danse macabre" de Saint-Saëns ou, pire, à la "Danse des vampires", pour revenir à cette recherche, peut-être un peu obstinée, de ce qui se cache dans la forêt des obstacles qui se dressent dans la vie de chacun, ce "continuo ostinato", comme disent les musiciens, qui accompagne en sourdine la traque des traces de la folie des hommes.

François Tosquelles, L'enseignement de la folie, 1992

 


 

Pourquoi Continuo Ostinato ?

par Guy-Arthur Rousseau

Transcription de l’ouverture du groupe de travail de Continuo Ostinato, au grand Fougeray (Ille-et-Vilaine), le 20 septembre 2009

Pour ouvrir ce travail, suscité par l’association « Continuo Ostinato », un mot s’impose:
Transmettre…
La transmission s’appuie sur la croyance et le savoir, elle ne peut se passer de l’un ou de l’autre, ni de leur intrication.

L’objectif de « continuo ostinato », est de transmettre une expérience et les questions, voire les doutes qui habitent les tentatives de mise en jeu de la clinique institutionnelle. Or, parler du rapport impossible et nécessaire entre psychose et institution, folie et humanité, se heurte, aujourd’hui, à une aporie : la désuétude de ces deux termes, devenus inappropriés les a voués à la disparition.

L’univers communicationnel, par souci d’efficacité comportementale, a eu vite fait de les remplacer, dans le discours courant, soumis à l’informatif, par des signifiants calculables. Comment transmettre, alors, une histoire, comment faire entendre son tranchant au vif du sujet, quand la transformation de la langue en code pourrait faire disparaître l’objet de la psychanalyse qui, comme l’écrivait Lacan, n’est pas « l’homme mais ce qui lui manque » ? ... Lire l'intégralité du texte

 


 

L’esprit du groupe

par Maud Lardy-Jourdain, le 20 septembre 2009

Ce groupe se réfère à la psychanalyse et à l’institutionnel dans leur rapport à la civilisation, au sens où Freud l’entendait. En effet, ce qui nous anime autour de la question de l’institution c’est la dimension d’humanisation par la parole.
Récemment constituée en association, Continuo Ostinato est avant tout un groupe de pensée autour des champs du langage, de la parole et de l’institution, pris dans nos rapports à la psychanalyse. Il ouvre de ce fait à des questionnements et réflexions touchant à des évènements ou faits de société... Lire la suite du texte

 

Créativité et inventivité en institution, Empêchements et possibles.

Sous la direction de Pierre DELION et de l'ASSOCIATION CULTURELLE EN SANTE MENTALE D'ANGERS (ACSM), Erès 2014.

Co-Auteurs : Madeleine ALAPETITE - Michel BALAT - Frank BARROIN - Celia BOURBIGOT - Giorgio CALLEA - Laetitia CAMUS - Martine CHARLERY - Philippe CHAVAROCHE - Patrick CHEMLA - Pascal CRETE - Patrick FAUGERAS - Helene FAUSSER - Lise GAIGNARD - Paul GAUGUIN - Brigitte GIRARDET - Roland GORI - Christian HELSON - Jean OURY - Brigitte PETREQUIN - Evelyne PINIER - Charles-olivier PONS - Pierre SMET - Isabelle TISSOT -

Malgré les empêchements d’ici et d’ailleurs, y compris ceux qui sont à l’intérieur de chacun, il s’agit d’inventer et de créer de nouveaux possibles en psychiatrie et dans toutes les institutions du médico-social. Pas question de baisser la garde et de se laisser gagner par un quelconque désespoir. Les temps actuels commandent au contraire de tenir bon, assis sur les épaules de nos pères, et de faire fructifier notre héritage, c’est-à-dire clairement de créer de nouveaux concepts, de nouveaux dispositifs pour protéger de la déréliction les personnes en souffrance psychique, leurs familles et tous les professionnels qui en prennent soin. La psychothérapie institutionnelle est une méthode qui cultive l’inventivité. Invités par l’Association culturelle en santé mentale d’Angers, les auteurs témoignent de leur engagement à en faire vivre les développements, en dépit de tout ce qui semble s’y opposer. Ils croisent leurs expériences et leurs analyses dans l’objectif de refonder une psychiatrie à visage humain qui accueille sans condition la souffrance psychique dans ses institutions.


Le risque et la règle, Le cas du bâtiment et des travaux publics. Damien CRU

Erès, Clinique du travail - dirigée par Yves Clot et Dominique Lhuilier, 2014.

Aucune proposition de prévention efficace ne peut être délivrée de l’extérieur, quelle qu’en soit sa valeur propre. Elle doit prendre place au cœur des débats sur la santé et la pénibilité en impliquant les personnes concernées.

À partir de son expérience en prévention des accidents dans le BTP, l’auteur mène une recherche et élabore les fondements théoriques d’une conception de la prévention (et du travail) qui facilite la participation effective des professionnels à tous les stades de la démarche préventive et à la résolution des problèmes. Il s’attache à unir le champ de la santé physique et mentale au travail contre la segmentation résultant des pratiques antérieures des grands organismes spécialisés (INRS, OPPBTP, ministère du Travail…) et contre les hyperspécialisations par risques (TMS, RPS, souffrance au travail…).


L'avec schizophrénique, Danielle ROULOT.

Hermann Psychanalyse, avril 2014.

Avec plus de quarante-cinq ans de présence auprès des schizophrènes, Danielle Roulot nous ouvre une approche clinique où se rencontrent différentes dimensions de l’avec schizophrénique. Il s’agit de ce que présente le patient au thérapeute, à l’équipe soignante et aux autres patients. La façon de recevoir d’un schizophrène quand on l’accueille s’articule avec le transfert, et c’est ce dont il est question avec les nombreux personnages de patients qui parsèment cet ouvrage.

Danielle Roulot, psychiatre, psychanalyste, exerce à la clinique de La Borde. Elle est l’auteur de Paysages de l’impossible (Champ Social, 2006) Schizophrénie et langage (Érès, 2004) et co-auteur avec Jean Oury de Dialogues à La Borde (Hermann, 2008).


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